L’OMS évalue NICE

L’Institut national d’excellence clinique (NICE) est apparu dans la brève période de son existence comme une influence importante sur la prise de décision et l’allocation des ressources par le NHS. La publication récente d’un rapport de l’Organisation mondiale de la santé sur le programme d’évaluation de la technologie de NICE fournit une perspective internationale sur les processus et l’impact de NICE. Par la conception, le rapport a des limites importantes. Le NICE l’a commandé en réponse aux préoccupations soulevées par l’enquête de 2002 du Comité restreint2 concernant la validité scientifique de ses processus. NICE restreint l’OMS à l’examen des méthodes “ et de la robustesse scientifique ” d’évaluation de la technologie et des conseils qui en découlent. Les autres rôles importants de NICE, tels que la fourniture de directives cliniques et de recommandations sur les méthodes d’audit, ne sont pas évalués. Des questions plus générales sur le rôle du NICE en tant qu’organisme de définition des priorités de facto pour le NHS sont reconnues mais non traitées. Cela inclut des questions non triviales et quel est l’impact de l’orientation de NICE dans la pratique sur l’allocation des ressources et les résultats en matière de santé au niveau local?Résout-t-il le rationnement des codes postaux ou détourne-t-il simplement l’attention des disparités importantes et persistantes dans la disponibilité d’interventions efficaces qui n’ont pas encore reçu l’imprimatur de NICE? Étant donné que les décisions de NICE sont prises sans tenir compte d’une contrainte budgétaire mais que ses conseils sont obligatoires pour les acheteurs, les décisions favorables écrivent-elles des chèques ouverts à l’attention du NHS? Si cela se produit, ce qui est sacrifié au niveau local pour le fournir? Avec ces mises en garde à l’esprit, NICE pourrait être pardonné d’être quelque peu auto-congratulation au sujet de ce rapport. L’examen affirme en grande partie NICE comme une organisation de premier plan à l’échelle internationale dans l’utilisation des données probantes sur la clinique et l’efficacité des coûts pour éclairer les décisions dans le secteur de la santé. L’OMS fait de nombreuses recommandations judicieuses sur le renforcement de NICE mais, dans l’ensemble, le rapport est une approbation retentissante. Les 28 recommandations du rapport sont en grande partie axées sur le processus. Ils couvrent des questions aussi diverses que la composition et le remboursement des membres du comité, les questions contractuelles concernant les institutions académiques fournissant des données analytiques, le calendrier et la nature de la clinique, la rentabilité et d’autres preuves. Le rapport n’engage pas de débats méthodologiques spécifiques sur la conduite des évaluations économiques, mais recommande qu’il y ait plus de cohérence à la fois dans les méthodes utilisées dans l’évaluation technique et dans la manière dont les résultats et les décisions sont rapportés. Le rapport de l’OMS suggère que des modèles soient élaborés par le NICE afin de fournir une ressource aux autorités locales cherchant à comprendre les implications pour le budget des orientations spécifiques. L’OMS et le comité restreint exprimer sa préoccupation au sujet du conflit entre la transparence dans la prise de décision par NICE et son utilisation à titre confidentiel des preuves commerciales des fabricants. Le seul problème avec le refus de telles preuves est qu’elles pourraient ne pas être disponibles; Cela est peu probable, car les fabricants continueront de fournir des preuves favorables à leurs revendications. De plus, le rapport souligne et remet en question la duplication des efforts constatés dans les cas où les évaluations technologiques sont produites par les fabricants et les centres universitaires. NICE n’accepte pas les preuves des fabricants sans discernement, reconnaissant qu’elles intègrent une opportunité de marketing pour le fabricant et que sa valeur est largement d’offrir des points de vue et des preuves que l’équipe d’évaluation a pu manquer. Le rapport indique que NICE ne devrait considérer qu’une seule analyse, basée sur les contributions des indépendants, de l’industrie et d’autres parties prenantes, mais cela soulève la question de savoir qui devrait payer pour cela. Comme pour le comité restreint, l’OMS note le besoin d’être plus explicite et de fournir une justification appropriée pour le “ seuil ” ratio pour la rentabilité qu’il utilise pour porter des jugements sur ce qui est et n’est pas acceptable pour l’argent. NICE reste publiquement timide sur cette question &#x02014, tout le monde qui a consulté, sauf Michael Rawlins le président de NICE, était clair que NICE a un seuil et c’est # 30 000 par année de vie ajustée qualité (QALY) gagné. Notre analyse montre une image beaucoup plus complexe.3 Bien que la commande de recherche innovatrice de NICE sur ceci et d’autres questions principales telles que les compromis entre l’équité et l’efficacité signale son intention de fournir une base ferme pour ces aspects de ses décisions à l’avenir, nous avons manqué de lire des directives plus tangibles quant au processus par lequel de tels seuils pourraient être mis en question ou déterminés. L’OMS conseille que NICE articule les jugements de valeur éthiques et sociaux que le comité d’évaluation utilise. Étonnamment, peu de mention est faite dans ce contexte du Conseil des citoyens, qui a été nommé à la fin de 2002 et chargé d’aider au développement des jugements de valeur sociale qui devraient étayer les directives du NICE au NHS. . Une exception intrigante est la comparaison des recommandations sur trois technologies par le NICE et ses homologues au Canada, en Australie, aux Pays-Bas et en Italie. L’OMS dit, “ Les recommandations de NICE semblaient moins conservatrices que celles faites par d’autres autorités, ” par lequel cela signifie plus permissif. L’OMS continue en notant que les changements se produisent entre ce qui semble être un non à l’étape du document de consultation de l’évaluation, et un oui dans les directives. Bien que l’ouverture à d’autres éléments de preuve et à des opinions plus larges soit une caractéristique positive du processus d’évaluation, d’autres ont souligné les difficultés potentielles lorsque des groupes de défense des patients ou des intérêts manufacturiers semblent exercer une influence indue.4,5 Si NICE est systématiquement plus souple dans ses orientations que les autres agences d’évaluation des technologies de la santé, cela renforce la nécessité d’être prudent quant à la manière dont les parties prenantes sont impliquées. Le NICE peut être félicité non seulement pour ses réalisations mais aussi pour contrôle interne et externe en ligne. Des questions importantes demeurent quant à la valeur pratique et à la mise en œuvre des directives de NICE &#x02014, nous attendons de nouveaux efforts pour y remédier.